INVESTISSEMENT LOCATIF ET TAUX D’USURE
Le taux d’usure est le taux maximal légal que peut demander un établissement financier. Il est fixé et révisé chaque trimestre par la Banque de France.
Actuellement, la révision trimestrielle par la Banque de France n’est pas assez forte pour suivre la montée des taux rapides, le taux d’usure est donc accusé de bloquer tous les marchés de l’immobilier.
Prenons l’exemple de Claire et Nicolas :
Forts de leurs revenus et en CDI, ils souhaitent investir dans une résidence principale.
Leur projet : acheter un appartement 3 pièces à 450 000€
Le taux d’usure actuel fixé par la Banque de France est de 2.73% TAEG. Un établissement bancaire ne peut pas accorder de prêts au-delà de ce taux.
Si leur banque propose à Claire et Nicolas un taux à 2.4% nominal de crédit avec une assurance emprunteur, les frais de dossier et frais annexe à 0.4% le tout fera 2.80% TAEG.
Dans cet exemple, la banque n’a pas le droit de financer le projet de Claire et Nicolas. La cause, le taux d’usure doit être supérieur au taux global proposé par la banque et non l’inverse. Comme nous le constatons ici : le taux d’usure à 2.73 est inférieur au taux global de 2.80 proposé au couple par la banque.
Suivant certaines variables comme l’âge de l’emprunteur, l’apport financier, peuvent faire baisser le taux global du crédit de quelques points, mécaniquement le prêt sera accordé.
Dans les mois à venir, il est probable que le taux d’usure ne soit pas remis à jours assez rapidement par rapport à la montée des taux, ceci pourrait bloquer les dossiers par des refus de financement de prêts d’où la colère des investisseurs et des particuliers qui se font bloquer le droit au crédit malgré un taux d’endettement satisfaisant et des revenus confortables.
Emprunter grâce à une SCI serait le moyen actuel pour contourner le taux d’usure.
Certaines banques financent sans prendre en compte le taux d’usure grâce à l’activité professionnelle et commercial de la SCI à l’impôt sur les sociétés.